Le « coucou » printanier !

Le « coucou » printanier !

 

La primevère officinale fait partie de ces jolies petites fleurs sauvages qui ont marqué notre enfance et que l’on aime cueillir pour confectionner de petits bouquets printaniers. Plus connue sous le nom de « coucou », en raison de son apparition précoce dès les premiers beaux jours de printemps, elle est très commune dans les bois, les prairies, les clairières et sur les bords des routes. Ses feuilles vertes ovales, nervurées, forment une rosette autour d’une tige qui se termine par de petites fleurs jaunes en ombelle, penchant toutes du même côté, qui libèrent leur parfum doux et agréable de mars à juin.  Elle se distingue des autres primevères sauvages par cinq petites taches orange à la gorge. Utilisée depuis l’Antiquité et jusqu’au XIXe siècle pour soigner de nombreux maux, son usage est tombé dans l’oubli. Elle possède pourtant de nombreux secrets !

Nom botanique : Primula officinalis ou primula veris

Noms communs : Coucou, primevère officinale ou primevère vraie, plante vivace de la famille des primulacées.

Quelles sont ses principales vertus médicinales ?

La primevère officinale renferme des saponines (savon naturel, dont l’acide primulique) qui favorise l’élimination du mucus, des flavonoïdes (rutine, quercétine), de la vitamine C, un colorant jaune, , des glucosides, des salicylates. La primine, substance allergène présente dans toutes les primevères, ne provoque pas de réaction allergique sur la peau en ce qui concerne la primevère officinale.

Elle a une action  :

  • sédative (apaise le système nerveux) : angoisses, palpitations, insomnies
  • expectorante: la saponine fluidifie les sécrétions bronchiques et soigne toux et bronchite.
  • diurétique : en traitement d’appoint contre les infections urinaires
  • anti-inflammatoire : les flavonoïdes ont une action bénéfique sur l’asthme et les allergies et soulage les douleurs rhumatismales (usage externe)
  • résolutive : elle fait disparaître les ecchymoses
  • antispasmodique  (calme les contractions) : digestion difficile, coliques, migraine

 Quand et comment la récolter ?*

  • Les racines sont extraites avant la floraison au printemps ou à l’automne
  • Les feuilles sont cueillies au printemps
  • Les fleurs un peu avant leur épanouissement.

Comment l’utiliser ? **

La racine s’utilise en décoction, les fleurs en infusion et les feuilles en cataplasme.

En usage interne ***

  • Comme antispasmodique, sédatif et contre la constipation :

Préparer une infusion de fleurs fraîches ou sèches. Mettre 25 g  de fleurs pour un litre d’eau. Porter à ébullition. Eteindre et laisser infuser pendant 10 minutes. Filtrer. Boire 3 tasses par jour entre les repas.

  • Contre la toux, et comme diurétique :

Préparer une décoction de feuilles. Faire macérer 30 g de racines dans un litre d’eau pendant une heure et demie. Puis porter à ébullition pendant 3 à 4 minutes. Laisser infuser 10 minutes hors du feu. Boire 3 tasses par jour entre les repas.

En usage externe ***

  • Contre la migraine, ecchymoses et contusions :

Préparer une décoction concentrée de feuilles. Faire macérer 80 g de racines dans un litre d’eau pendant une heure et demie. Puis porter à ébullition jusqu’à réduction de moitié. Utiliser en compresses sur les parties atteintes ou le visage (pour calmer la migraine).

  • Pour soulager les crises de goutte :

Préparer un cataplasme. Mettre des feuilles de primevère dans très peu d’eau pendant une demi-heure. Les appliquer aussi chaud que possible sur les articulations atteintes de goutte.

Usage culinaire :

  • Pour agrémenter une salade de crudités, les fleurs fraîches de primevère (ôter de préférence les corolles soudées des fleurs de la partie renflée) apportent une légère saveur de miel.
  • En boisson, on peut réaliser un thé de fleurs de primevère (mettre 50 g de fleurs sèches pour un litre d’eau. Porter à ébullition. Boire froid ou glacé. Un verre avant de dormir améliore le sommeil) ou une limonade de fleurs de primevère (remplir une bouteille d’un litre de fleurs fraîches sans tasser. Recouvrir juste d’eau. Ajoutez le jus d’un citron et 60 g de sucre. Bien mélanger le tout en tournant et retournant délicatement la bouteille. La mettre en plein soleil sur un bord d’une fenêtre durant 24 heures. Puis filtrer. Consommer frais et conserver au frais. Tonique et délicieux).

Contre-indications :

Par mesure de précaution, la primevère est contre-indiquée chez les patients souffrant d’asthme, en cas de gastrite ou d’ulcère de l’estomac et en cas d’allergie à une plante de la famille des primulacées. Les femmes enceintes et allaitantes, les enfants de moins de 12 ans ne doivent pas consommer de primevère. La primevère potentialise l’effet de certains médicaments (benzodiazépines et autres agissant sur le psychisme). Demander l’avis préalable du médecin.

Précaution d’emploi :

En cas de bronchite ou de toux, ne pas dépasser une semaine d’utilisation. Consulter un médecin si les symptômes persistent au-delà de 48 h.

 

*Il est important de s’assurer que le lieu de cueillette est exempt de toute pollution pour ne pas absorber de substances toxiques. En cas de doute, demander l’avis d’un herboriste ou d’un pharmacien afin de bien identifier la plante.

** Vous devez demander l’avis de votre médecin ou pharmacien  avant d’utiliser les plantes médicinales, notamment en cas de prises de médicaments, de maladies déclarées ou de troubles persistants.

*** (Les plantes bienfaisantes, A. Fleury de la Roche)

2016-05-09T11:17:52+02:00mercredi 4 mai 2016|Cueillette sauvage|0 commentaire

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