Le printemps est là, le « rhume des foins » aussi !

Le printemps est là, le « rhume des foins » aussi !

Le printemps est là et la nature nous réjouit avec le chant des oiseaux, les premiers bourgeons qui éclatent et les fleurs sauvages qui égaient le paysage. Respirer l’air printanier est agréable et chasse la morosité de l’hiver. Nos corps se dénouent en même temps que la nature redémarre. Cette période voit aussi apparaître les premiers pollens et avec eux  les allergies printanières. Ecoulement nasal, larmoiement, éternuements, démangeaison, fatigue… autant de symptômes qui accompagnent  l’allergie au pollen ou pollinose, plus communément appelée « rhume des foins ».

Qu’est ce qu’une allergie au pollen ?

Elle se produit en raison d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui devient hypersensible au contact d’une substance dite « allergène », ici le pollen.  L’organisme considère à tort cette substance comme dangereuse pour l’organisme. Pour se protéger, il commence à produire des anticorps, les IgE ou immunoglobuline E. L’allergène se lie aux anticorps. Il se produit alors la libération d’histamine par les mastocytes (cellules du système immunitaire), ce qui va entraîner une réaction inflammatoire au niveau des tissus afin de les protéger.  L’allergie va se manifester par des symptômes organiques plus ou moins importants dans la ou les sphères où la personne présente une fragilité. La ou les substances allergènes sont identifiées grâce à un test de dépistage sanguin ou cutanée.

Quelles sont les personnes exposées ?

Cette allergie survient souvent en cas de prédisposition familiale.  La fatigue et le stress, une période infectieuse peuvent néanmoins favoriser l’apparition de l’allergie ou l’aggraver. Les facteurs environnementaux (pollution, additifs alimentaires, excès d’hygiène…) affaiblissent les défenses immunitaires et exposent de plus en plus de personnes aux allergies.

Les 3 saisons polliniques

 Elles sont variables d’une année sur l’autre selon le temps et la région* :

  • Janvier à mai (pic en début de printemps) saison des pollens d’arbre (bouleau, cyprès, platane….)
  • Mai à juillet (la plus répandue) saison des pollens des graminées (chiendent, céréales, dactyle…)
  • Juillet à octobre (débute souvent pendant la saison des graminées) saison des pollens des herbacées (ambroisie, armoise, chénopode, plantain, ortie…)

* pour obtenir des informations plus détaillées, consulter le site www.pollens.fr ou www.pollens.fr/widget sur mobile

 Mesures naturelles préventives

Les allergies sont souvent complexes à traiter du fait des nombreux facteurs intervenant dans le processus allergique, et du phénomène d’allergie croisé (une personne allergique à une substance réagit à une autre car il existe des protéines qui se ressemblent dans les deux).. On aidera cependant l’organisme à mieux y faire face grâce à quelques mesures simples :

  • Mesures d’éviction
  1. Aérer avant 9 h à après 21 heures,  fermer les fenêtres la journée
  2. Porter éventuellement un chapeau, des lunettes, un foulard
  3. Tapisser l’intérieur des narines d’une matière grasse (vaseline simple ou huile d’olive) afin de faire barrière aux pollens
  4. Sécher le linge en intérieur, éviter tout dépôt de pollen sur votre linge et votre peau et cheveux (les rincer à l’eau si nécessaire le soir et pratiquer des lavages de nez et de yeux au sérum physiologique)
  5. Rouler les fenêtres fermées en voiture
  6. Eviter les champs pendant la floraison et choisir si possible les lieux où vous devez séjourner (vacances, week-end) en fonction de votre sensibilisation. Il est préférable de séjourner en altitude ou au bord de la mer, les pollens y étant moins nombreux.
  7. Bon à savoir : pendant la pluie, les pollens sont plaqués au sol. Après la pluie, les pollens sont plus virulents !
  • Surveiller son alimentation

Une alimentation saine variée et équilibrée, si possible biologique, est l’élément majeur favorisant une bonne immunité. En cas de terrain allergique, il est préférable d’éviter certains aliments allergisants (fraises, cacahuètes, poissons et fromages bleus…) et en général les aliments transformés, le lait de vache et les produits laitiers industriels, les sucres raffinés qui perturbent le système immunitaire.

  • Renforcer les défenses immunitaires
  1. Prendre des probiotiques (bactéries vivantes constituant la bonne flore intestinale) et des prébiotiques (nutriments constitués de fibres et servant de nourriture aux probiotiques)*.
  2. Certaines plantes ont une action bénéfique sur le système immunitaire en général : le shitaké (champignon), l’échinacé et la papaye fermentée.
  • Traiter le stress

On sait que le stress affaiblit le système immunitaire. Un apport d’omega 3 sous forme d’huile de poisson (saumon, flétan), d’huile végétale (périlla) ou de supplémentation * agit sur l’équilibre nerveux.

  • Désensibiliser naturellement

L’homéopathie permet une désensibilisation en douceur. La prise de doses de pollens (incluant plusieurs pollens couramment responsables des allergies) dès le début de la floraison et avant l’apparition des manifestations allergiques permet à l’organisme de s’habituer à la l’allergène.

Les mesures curatives** 

Certaines thérapies naturelles peuvent atténuer les symptômes courants de la pollinose de manière significative. Néanmoins, sans amélioration rapide, et devant l’aggravation des symptômes, il est impératif de consulter un médecin.

  • En homéopathie, les symptômes courants sont soignés grâce à la prise de substances à dose homéopathique : l’oignon (allium cepa) pour le nez qui coule, l’euphraise (euphrasia) ou l’abeille à miel (apis mellifica) pour la conjonctivite, la céville (sabadilla) pour les éternuements, …
  • En phytothérapie : le cassis (ribes nigrum) agit sur l’inflammation. On utilise les bourgeons sous forme de BMG (bourgeons macérat glycériné). Les feuilles de plantain (plantago lanceolata et plantago major) contiennent des molécules antihistaminiques. Elles sont utilisées en infusion, ou en teinture mère.
  • En oligothérapie : le manganèse est l’oligoélément spécifique de l’allergie. Utilisé sous forme d’ampoule, il peut être associé parfois au cobalt et au soufre pour rééquilibrer le terrain allergique.
  • En aromathérapie, les huiles essentielles d’estragon et de tanaisie sont antiallergiques et antihistaminiques. On rajoute l’huile essentielle de camomille noble pour son action antispasmodique bronchique et ses vertus anti-inflammatoires.

 *voir site des laboratoires Bionutrics www.bionutrics.fr ou Le Stum, www.labo-lestum.fr

**Le traitement de la pollinose requiert une prise en charge précoce  qui relève de la consultation chez  un médecin ou un thérapeute compétent. Toute aggravation des symptômes, (asthme, urticaire, eczéma, difficultés respiratoires..) doit être prise au sérieux. Un protocole de désensibilisation peut alors être envisagé par le médecin.

2018-07-20T22:36:12+02:00mercredi 6 avril 2016|Santé & Bien-être|0 commentaire

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